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Logo agence immobilière : idées, couleurs et dépôt INPI

Par · 7 juillet 2026· 15 min de lecture· Mis à jour le 8 octobre 2026
Logo agence immobilière fictif décliné sur une façade parisienne : enseigne, panneau À vendre accroché au balcon et profil de l’agence sur mobileUn seul symbole, l’imposte en éventail de l’Agence Vantelle (inventée), tient sur l’enseigne, le panneau « À vendre » et le rond d’un profil : un bon logo reste lisible à toutes les tailles.

Un bon logo d’agence immobilière se lit sur un panneau « À vendre » comme dans l’onglet d’un navigateur, se distingue des agences de son secteur, appartient à l’agence par une cession écrite des droits d’auteur et se protège par un dépôt de marque à l’INPI pour les services immobiliers de la classe 36. Aucun texte n’impose de symbole ni de couleur au métier : le décret n° 72-678 du 20 juillet 1972 exige seulement des mentions écrites sur les documents de l’agence (article 92). Nous suivons ici le logo de l’Agence Vantelle, agence fictive, de la première piste au dépôt.

Quel est le symbole de l’immobilier, et faut-il une maison dans le logo ?

Il n’existe pas de symbole officiel de l’agent immobilier en France : aucun texte n’en fixe, et la maison, le toit, la clé ou la porte sont seulement les motifs les plus répandus, donc les plus banals. Trois toits stylisés dans la même rue ne font retenir aucune agence.

L’article L. 711-2 du code de la propriété intellectuelle écarte une marque « dépourvue de caractère distinctif » ou composée exclusivement d’éléments désignant une caractéristique du service, sauf caractère distinctif acquis par l’usage (même article, dernier alinéa). L’INPI l’illustre ainsi : ni le mot « baba », ni la photo d’un baba au rhum ne peuvent être enregistrés pour de la pâtisserie. Un dessin de maison banal, déposé pour des services immobiliers, risque le même reproche ; une stylisation propre peut changer l’analyse. Trois autres limites concernent une agence :

  1. Les emblèmes d’État, comme le logo Marianne que cite l’INPI.
  2. L’allure d’un agrément. L’article 92 du décret interdit d’accompagner les mentions obligatoires de toute mention « de nature à faire croire, d’une quelconque manière » à une assermentation, une commission ou un agrément. Un sceau d’allure officielle près du numéro de carte prend ce risque.
  3. Les labels et les signes des autres. Afficher un label de qualité sans l’autorisation nécessaire est une pratique réputée trompeuse (article L. 121-4, 2°, du code de la consommation) ; créer une confusion avec le signe distinctif d’un concurrent est une pratique commerciale trompeuse (article L. 121-2, 1°).

Les pistes distinctives partent du secteur ou du nom : un détail d’architecture du quartier (imposte, lucarne, porte cochère, colombage), un monogramme, le nom seul dessiné, une forme abstraite tirée d’une lettre.

Comparaison : quatre motifs banals (maison, toit, clé, porte) face à quatre pistes distinctives : imposte, monogramme « AV », nom Vantelle dessiné, V abstrait
Le motif le plus répandu est le plus banal ; le signe distinctif part du secteur ou du nom

L’Agence Vantelle retient l’imposte en éventail qui surmonte les portes de sa rue, un demi-cercle à rayons qui tient seul dans un rond de profil. Son nom avait été choisi et vérifié avant, selon notre article sur le choix du nom d’une agence immobilière ; le logo prend ensuite place dans l’ensemble décrit par notre guide du site internet d’agence immobilière.

Quels sont les types de logo, et lequel choisir pour une agence immobilière ?

On distingue couramment sept types de logo, le logotype, le monogramme, le pictogramme, le logo combiné, l’emblème, le logo abstrait et la mascotte ; pour une agence, le logo combiné dont le symbole tient seul est le plus polyvalent. Cette typologie est un usage de graphistes, sans valeur officielle.

  1. Le logotype : le nom en typographie travaillée, pour un nom court.
  2. Le monogramme : des initiales entrelacées, lisibles en très petit.
  3. Le pictogramme : un symbole seul, muet tant que l’agence n’est pas connue.
  4. Le logo combiné : un symbole et le nom, séparables.
  5. L’emblème : le nom dans un écusson ou un cachet, illisible en petit.
  6. Le logo abstrait : une forme géométrique, à faire connaître.
  7. La mascotte : un personnage, difficile à poser sur un mandat.
TypeLisible sur un panneauTient dans un faviconDistinctifMarque à déposer
LogotypeSi le nom est courtNonSelon le nomVerbale si caractères standards, sinon figurative
MonogrammeMoyennementOuiMoyennementFigurative
PictogrammeOuiOuiFaible pour une maisonFigurative
Logo combinéOui, par le nomOui, par le symboleSi le symbole l’estFigurative
EmblèmeFaiblementNonMoyennementFigurative
Logo abstraitOuiOuiOuiFigurative
MascotteMoyennementNonOuiFigurative

Pour l’INPI, la marque verbale se compose exclusivement de mots, lettres, chiffres ou caractères typographiques standards ; la marque figurative emploie une stylisation, un dessin ou une couleur, ou combine éléments figuratifs et verbaux. Le portail de dépôt y range l’ancienne marque « semi-figurative » et demande un fichier JPEG de 2 Mo au plus.

Logo agence immobilière : quelle couleur choisir ?

Choisissez une couleur qu’aucune agence de votre secteur n’utilise, deux au plus avec un neutre, et prévoyez une version noir et blanc : une couleur déjà portée par les agences voisines ne vous distingue plus.

  1. Relevez les vitrines et les panneaux de la commune, avec la couleur dominante de chaque agence.
  2. Prenez la teinte libre : dans une rue bleue, une autre teinte se remarque.
  3. Fixez les références : Pantone pour le ton direct, CMJN pour la quadrichromie, RVB et hexadécimal pour l’écran.
  4. Testez en noir et blanc et en très petit : un logo qui ne tient que par sa couleur disparaît sur une photocopie.
  5. Vérifiez le texte voisin. Selon les WCAG 2.2, le texte d’un logo n’a aucune exigence de contraste (critère 1.4.3, exception « logotypes ») ; le texte du site, libellés des boutons compris, doit atteindre 4,5:1, ou 3:1 en grands caractères.

Dans la rue de l’Agence Vantelle, le rouge et le vert dominent : elle retient un bleu nuit et le blanc, puis vérifie l’imposte en noir sur un mandat photocopié.

Le logo d’une agence immobilière de luxe

Un logo immobilier de luxe se reconnaît à sa retenue : noir, blanc ou une couleur profonde, une typographie à empattements, de l’espace, aucune maison ; la dorure se réserve aux imprimés. Un modèle « logo immobilier luxe gratuit », partagé avec d’autres utilisateurs, ne donne pas un signe propre.

Une couleur seule peut se déposer comme marque de couleur, avec sa référence dans un code reconnu comme le Pantone (INPI) ; pour une agence, la protection utile reste celle du logo entier.

Quelle police et quel format pour un logo immobilier ?

Prenez une police lisible à distance dont la licence autorise l’usage dans un logo, et exigez un logo vectoriel (SVG, PDF ou EPS), dont on tire des PNG à fond transparent. Le vectoriel s’agrandit sans perte ; le PNG, en pixels, devient flou ; le JPEG, sans transparence, sert au dépôt à l’INPI.

Pour la SIL Open Font License 1.1, la FAQ officielle autorise l’usage dans un logo sans permission supplémentaire ; la licence interdit notamment de vendre la police seule. Toute autre police obéit à sa propre licence : lisez-la avant d’en faire une marque. Exigez neuf livrables :

  1. la version horizontale en couleurs, en SVG et en PDF ;
  2. la version carrée ;
  3. le symbole seul ;
  4. la version monochrome noire ;
  5. la version blanche, pour les fonds foncés ;
  6. les PNG à fond transparent ;
  7. le favicon ;
  8. la charte : couleurs, polices et licences, zone de protection, taille minimale, usages interdits ;
  9. les fichiers sources.
Neuf cartes numérotées : le logo fictif Vantelle en versions horizontale, carrée, symbole seul, noire, blanche et PNG, puis favicon, charte et sources
Du fichier vectoriel aux sources, chaque version du logo est à exiger

La charte s’applique ensuite au site : voyez les critères d’un beau site d’agence immobilière.

Enseigne, panneau à vendre, site, réseaux : comment décliner le logo de l’agence ?

Un même logo se décline en au moins six usages d’agence, chacun avec sa version et ses règles.

  1. L’enseigne. Le code de l’environnement la définit comme « toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s’y exerce » (article L. 581-3). Dans les lieux protégés et sous un règlement local de publicité, son installation est soumise à autorisation (article L. 581-18). Voir notre article sur la vitrine d’agence immobilière.
  2. Le panneau « À vendre ». Version horizontale, nom en grand, aucun détail fin ; les règles d’affichage sont réunies dans notre article sur la publicité immobilière.
  3. Le site. Le logo se place en SVG dans l’en-tête, avec un texte alternatif (WCAG 2.2, critère 1.1.1). Google demande un favicon carré d’au moins 8 × 8 pixels et en recommande un de plus de 48 × 48 pixels ; le logo des données structurées Organization doit mesurer au moins 112 × 112 pixels et rester lisible sur fond blanc. Les autres données structurées de l’agence (RealEstateAgent) et les réglages du référencement local sont présentés dans notre article sur le SEO immobilier d’une agence.
  4. La fiche d’établissement Google. Elle prévoit un logo et une photo de couverture, en JPG ou PNG, de 250 × 250 pixels au minimum, 720 × 720 pixels recommandés. La même fiche porte vos avis Google d’agence immobilière.
  5. Les réseaux. La photo de profil s’affiche le plus souvent dans un rond : le symbole seul y tient ; le logo horizontal y devient illisible. Voir la page Facebook d’une agence immobilière.
  6. Les mandats, avis de valeur et courriers. Le logo n’y remplace aucune mention : l’article 92 du décret n° 72-678 impose sur tous documents professionnels le numéro et le lieu de délivrance de la carte, le nom ou la raison sociale, l’adresse, l’activité et, le cas échéant, le nom et l’adresse du garant. Pour le site, voyez les mentions légales d’un site d’agence.

Le slogan qui accompagne le logo a ses propres règles, présentées avec trente exemples de slogan immobilier.

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Comment créer un logo d’agence immobilière : graphiste, Canva ou IA ?

Les trois voies se valent si elles aboutissent aux mêmes livrables : un brief écrit, une vérification d’antériorité, des fichiers vectoriels et des droits cédés par écrit. Le brief tient sur une page : clientèle, nom exact, trois adjectifs, supports, contraintes, logos du secteur à ne pas imiter.

CritèreGraphiste ou studioOutil de modèles (Canva)Générateur d’images IA
OriginalitéDessin créé pour l’agenceModèle partagéSans garantie d’unicité
ExclusivitéSi le contrat la prévoitNonNon
Droits sur le résultatCession écrite (article L. 131-3)Licence d’usageSelon l’éditeur ; chez OpenAI, droits cédés « s’il en existe »
Dépôt comme marquePossible après vérificationExclu pour la bibliothèque, hors polices, formes simples et lignesPossible si le signe est distinctif et disponible
Fichiers vectorielsLivrés si le contrat le prévoitSelon l’outil et l’abonnementPixels le plus souvent ; vecteurs avec certains outils (Illustrator), à reprendre
FacturationForfait selon les pistes et les allers-retours, cession incluse ou à partGratuit ou abonnementSelon l’éditeur ; chez OpenAI, formule gratuite limitée ou abonnement
Variables du prixExpérience du studio, nombre de pistes, étendue de la cessionFormule choisieVolume de générations, puis le redessin

Un modèle « logo immobilier » d’un outil en ligne sert à tous ses utilisateurs, et la licence de Canva exclut de toute marque les contenus de sa bibliothèque, à l’exception des polices (section 9) et, selon sa page « Licensing explained », des formes simples et des lignes, comme le détaille notre article sur le flyer immobilier fait sur Canva.

Un générateur d’images sert à explorer des pistes et des styles ; son résultat, le plus souvent en pixels, se fait redessiner et vectoriser par un graphiste. Décrivez d’abord les pistes en mots, selon notre méthode pour écrire un bon prompt en immobilier :

Consigne à copier · pistes de logo décrites en mots

Vous êtes directeur artistique. Agence immobilière [nom exact], [commune et quartier], clientèle [à préciser], trois adjectifs : [à préciser].
Proposez douze pistes de logo, décrites en mots, sans image. Pour chacune : le symbole, le type de logo, deux couleurs, une famille de police et le risque de ressemblance avec un logo courant du secteur.
Contraintes : aucune maison, aucun toit, aucune clé ; lisible sur un panneau et dans un favicon ; version noir et blanc possible ; aucune ressemblance avec : [agences du relevé].
Présentez le résultat en tableau.

L’Agence Vantelle en tire douze pistes, en garde deux, l’imposte et un monogramme « AV », et les confie à un graphiste, qui redessine l’imposte, la vectorise et livre les neuf fichiers avec un contrat de cession.

À qui appartient le logo : droits d’auteur, cession et IA ?

Un logo dessiné par un graphiste reste la propriété de son auteur tant qu’un acte écrit ne vous cède pas ses droits, même une fois la facture payée : l’auteur en jouit « du seul fait de sa création », un contrat de louage d’ouvrage ou de service n’y déroge pas (article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle), et les contrats qui transmettent des droits d’auteur doivent être constatés par écrit (article L. 131-2). Le code réserve des exceptions, comme l’œuvre collective, propriété de la personne sous le nom de laquelle elle est divulguée (article L. 113-5).

Selon l’article L. 131-3, chaque droit cédé fait l’objet d’une mention distincte, et son exploitation est délimitée « quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée ». Le contrat de cession de droits d’auteur d’un logo nomme donc :

  1. les droits : reproduction, représentation, adaptation ;
  2. la destination : tous supports, enseigne comprise, et le dépôt comme marque ;
  3. le lieu : le monde entier, puisque le site y est visible ;
  4. la durée : celle de la protection des droits d’auteur ;
  5. la remise des fichiers sources ;
  6. la garantie d’originalité, contre les recours de tiers ;
  7. l’exclusivité ;
  8. le droit moral, « perpétuel, inaliénable et imprescriptible » (article L. 121-1) : écrivez les adaptations courantes que l’auteur accepte.

Un logo créé par l’IA est-il protégé ?

Pour la Cour de justice de l’Union européenne, le droit d’auteur ne protège qu’une « création intellectuelle propre à son auteur » (Infopaq, C-5/08, 16 juillet 2009, point 37), qui reflète sa personnalité par des « choix libres et créatifs » (Painer, C-145/10, 1er décembre 2011, points 88 et 89). Une image générée sans tels choix humains risque de n’être protégée par aucun droit d’auteur.

Les conditions d’OpenAI pour l’Europe, mises à jour le 16 janvier 2026, vous rendent propriétaire des résultats et vous cèdent les droits de l’éditeur « s’il en existe » (« if any ») ; elles préviennent qu’un résultat peut ne pas être unique et que d’autres utilisateurs peuvent en recevoir un similaire. Pour un logo issu de l’IA, le dépôt de marque devient la protection principale, et le redessin par un graphiste y ajoute des choix humains.

Comment savoir si un logo existe déjà ?

Cherchez le logo par image dans TMview, la base qui réunit les marques des offices participants, dont l’INPI, puis par mots dans la base Marques de l’INPI, et complétez par une recherche d’image inversée et un relevé local. L’INPI demande de vérifier que les éléments d’un logo « n’ont pas été déjà créés ». Peut être déclarée nulle (article L. 711-3, I) une marque qui reproduit une marque antérieure pour les mêmes services, ou l’imite au point de créer un risque de confusion (1°), qui crée un risque de confusion avec un nom commercial ou une enseigne dont la portée n’est pas seulement locale (4°), ou qui porte atteinte à des droits d’auteur (6°) ou à un dessin ou modèle protégé (7°). Cette vérification n’est pas obligatoire, mais l’omettre est « particulièrement risqué », selon l’INPI.

  1. TMview, par image : comparez votre croquis aux marques enregistrées et examinez celles qui visent l’immobilier.
  2. La base Marques de DATA INPI : marques françaises depuis 1976, marques de l’Union européenne et internationales en vigueur, logos compris ; la recherche par nom y est à l’identique.
  3. Une recherche d’image inversée, pour les usages non déposés.
  4. Le relevé local : une ressemblance qui crée une confusion avec le signe distinctif d’un concurrent est une pratique commerciale trompeuse (article L. 121-2, 1°, du code de la consommation).

Pour les finalistes, l’INPI vend une recherche de similarité sur marque figurative ou semi-figurative, livrée sans interprétation, et renvoie vers un conseil en propriété industrielle ; un logo pouvant aussi être protégé par un dessin ou modèle, il conseille de vérifier ce dessin. L’Agence Vantelle passe son croquis dans TMview, examine les marques proches en classe 36 et garde les captures datées.

Comment déposer un logo à l’INPI, et combien ça coûte ?

On dépose le logo comme marque figurative, en ligne sur le portail e-procédures de l’INPI, pour les services immobiliers de la classe 36, contre une redevance de 190 € pour une classe et de 40 € par classe supplémentaire, fixée par l’annexe de l’arrêté du 24 avril 2008 (article 1er) ; selon l’INPI, le montant est le même quelle que soit la forme de la marque. Aucun texte n’oblige une agence à déposer son logo, mais la propriété d’une marque s’acquiert par l’enregistrement (article L. 712-1) : sans dépôt, vous n’avez sur votre logo aucun droit de marque, sauf s’il devient notoirement connu au sens de l’article 6 bis de la convention de Paris (article L. 711-3, II, 3°), cas exceptionnel pour une agence.

  1. Choisir. Le nom en marque verbale protège le mot en caractères standards ; le logo en marque figurative protège le signe tel qu’il est représenté. Déposer les deux protège chacun séparément, pour deux redevances.
  2. Joindre le logo en JPEG de 2 Mo au plus ; pour indiquer les couleurs, le portail demande un code Pantone ou RAL. Sur la portée d’un dépôt en couleurs face au noir et blanc, le guide de l’INPI ne dit rien : interrogez un conseil.
  3. Désigner les services. Sur les 45 classes de Nice, la note de la classe 36 (13e édition, version 2026) cite les services d’agences immobilières, la gérance, l’estimation et le courtage de biens immobiliers.
  4. Payer au dépôt. Ensuite, aucun service ne peut être ajouté : un oubli impose un nouveau dépôt.
  5. Publication au Bulletin officiel de la propriété industrielle (BOPI), dans un délai d’environ six semaines.
  6. Opposition : dans les deux mois suivant la publication, le titulaire d’une marque antérieure, d’une dénomination sociale ou, si leur portée n’est pas seulement locale, d’un nom commercial, d’une enseigne ou d’un nom de domaine, entre autres droits énumérés par l’article L. 712-4, peut former opposition auprès du directeur général de l’INPI. L’auteur d’un dessin antérieur ou le titulaire d’un dessin ou modèle n’a pas cette voie : il peut demander la nullité de la marque (article L. 711-3, I, 6° et 7°).
  7. Enregistrement, publié après un délai minimal de cinq mois, puis certificat.
  8. Durée : dix ans à compter du dépôt, indéfiniment renouvelables (article L. 712-1) ; le renouvellement coûte 290 € pour une classe, selon la même annexe.
  9. Usage : le titulaire qui, sans justes motifs, n’a pas fait un usage sérieux de sa marque pendant cinq ans encourt la déchéance de ses droits (article L. 714-5) ; l’usage sous une forme modifiée qui n’en altère pas le caractère distinctif compte (même article, 3°) : un logo rafraîchi en bénéficie tant que le changement n’altère pas son caractère distinctif.
Marque semi-figurative : un nom stylisé accompagné d’un dessin. Le portail de l’INPI la range sous la marque figurative ; son service de recherche de similarité emploie encore le mot.

Les éléments graphiques peuvent aussi être protégés par un dépôt de dessins ou modèles, et la marque étendue au niveau européen ou international, indique l’INPI. L’Agence Vantelle dépose son logo combiné en couleurs, en classe 36 seule, et note la fin du délai d’opposition et la date de renouvellement.

Mandataire en réseau : quel logo ?

Le mandataire immobilier en réseau exerce en général sous la marque du réseau, qui en est titulaire. Un logo personnel dépend du contrat : lisez la clause sur l’usage des marques et des signes distinctifs avant d’en commander un. Le cadre du métier est décrit dans notre article sur le mandataire immobilier.

Florian Berthoud
Fondateur de Kappn Agency · 10 ans dans l’immobilier de luxe à Paris

Questions fréquentes

Faut-il déposer le logo de son agence immobilière à l’INPI ?
Aucun texte ne l’impose, mais la propriété d’une marque s’acquiert par l’enregistrement (article L. 712-1 du code de la propriété intellectuelle). Le dépôt coûte 190 € pour une classe et 40 € par classe supplémentaire (arrêté du 24 avril 2008, annexe), pour dix ans indéfiniment renouvelables.
Un mandataire immobilier peut-il avoir son propre logo ?
Cela dépend de son contrat avec le réseau, titulaire de sa propre marque. Si le contrat l’autorise, le logo personnel ne doit créer aucune confusion avec un signe distinctif concurrent (article L. 121-2 du code de la consommation) et ne remplace aucune mention obligatoire.
Peut-on utiliser un logo créé par l’IA pour son agence ?
Oui, mais sa protection par le droit d’auteur est incertaine, et un résultat similaire peut être fourni à d’autres utilisateurs. Faites redessiner le logo, vérifiez son antériorité et déposez-le comme marque.
Un logo fait sur Canva peut-il être déposé comme marque ?
Un logo bâti sur les modèles, les photos ou les illustrations de la bibliothèque de Canva ne le peut pas : la licence interdit d’utiliser ces contenus dans une marque, hors polices, formes simples et lignes (section 9 et page « Licensing explained »). Un dessin original, seulement mis en page dans l’outil, n’est pas visé par cette clause.
Faut-il déposer le nom et le logo séparément ?
Rien ne l’impose, mais deux dépôts protègent chacun séparément : la marque verbale protège le nom en caractères standards, la marque figurative protège le logo tel qu’il est représenté. Chaque dépôt paie sa redevance.
Peut-on changer de logo sans perdre sa marque ?
Un rafraîchissement qui n’altère pas le caractère distinctif compte comme usage de la marque (article L. 714-5, 3°, du code de la propriété intellectuelle). Un logo profondément nouveau appelle un nouveau dépôt.
Sources
  • Code de la propriété intellectuelle, articles L. 111-1, L. 113-5, L. 121-1, L. 131-2 et L. 131-3 (droit d’auteur). L. 111-1 · L. 113-5 · L. 121-1 · L. 131-2 · L. 131-3
  • Code de la propriété intellectuelle, articles L. 711-2, L. 711-3, L. 712-1, L. 712-4 et L. 714-5 (marques). L. 711-2 · L. 711-3 · L. 712-1 · L. 712-4 · L. 714-5
  • Arrêté du 24 avril 2008 relatif aux redevances de procédures perçues par l’INPI, article 1er et annexe, version en vigueur au 7 juillet 2026. Légifrance
  • INPI : types de marque, conditions de validité, étapes du dépôt, coût, recherche de similarité, base Marques. Types · Validité · Étapes · Coût · Similarité · Base Marques
  • INPI, « Aide en ligne : dépôt de marque » (marque figurative), et classification de Nice, 13e édition, version 2026. Guide · Classification
  • EUIPO, TMview ; Commission européenne, IP Helpdesk, « EUIPO: New Image Recognition Technology in Design and Trade Mark Search », 2 janvier 2020 (recherche par image dans TMview). TMview · IP Helpdesk
  • CJUE, 16 juillet 2009, Infopaq International, C-5/08, ECLI:EU:C:2009:465 ; 1er décembre 2011, Painer, C-145/10, ECLI:EU:C:2011:798. Infopaq · Painer
  • Générateurs d’images : OpenAI, conditions d’utilisation pour l’Europe, mise à jour du 16 janvier 2026, et page des offres ChatGPT (instantané du 5 juillet 2026) ; Adobe, aide Illustrator « Text to Vector Graphic » (instantané du 6 octobre 2025). Conditions · Offres ChatGPT · Illustrator
  • Canva, Content License Agreement, section 9, page « Licensing explained » (instantané du 25 juin 2026) et page des abonnements Canva Pro (instantané du 19 juin 2026) ; SIL Open Font License 1.1 et sa FAQ. Canva · Licensing explained · Abonnements · OFL 1.1 · FAQ OFL
  • Google Search Central, favicon et données structurées Organization ; aide Google Business Profile sur les photos. Favicon · Organization · Fiche d’établissement
  • W3C, WCAG 2.2, recommandation du 12 décembre 2024, critères 1.1.1 et 1.4.3. WCAG 2.2
  • Code de l’environnement, articles L. 581-3 et L. 581-18. L. 581-3 · L. 581-18
  • Décret n° 72-678 du 20 juillet 1972, article 92 ; code de la consommation, articles L. 121-2 et L. 121-4. Article 92 · L. 121-2 · L. 121-4
Relevé du 7 juillet 2026.

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