Un dossier de vente immobilier réunit les pièces qui permettent de mettre un bien en vente, de le faire visiter et de signer la promesse puis l’acte : titre de propriété, dossier de diagnostic technique, documents de copropriété, urbanisme et fiscalité du bien. Le vendeur les fournit, l’agent les réclame dès le mandat, le notaire complète le reste. Deux règles en font un enjeu juridique : certains diagnostics absents ou périmés le jour de l’acte privent le vendeur de l’exonération de la garantie des vices cachés (article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation, ou CCH), et l’absence, à la promesse, des documents d’organisation de la copropriété ou de ses informations financières retarde le point de départ du délai de rétractation de l’acquéreur (article L. 721-3).
Ce dossier prend la suite de notre guide de la prospection immobilière, de la pige au mandat : une fois le mandat signé, il conduit le bien jusqu’à l’acte.
Qu’est-ce qu’un dossier de vente immobilier ?
Un dossier de vente immobilier est l’ensemble des documents qui prouvent qui vend, ce qui est vendu et dans quel état, rangés pour trois destinataires. Chacun en reçoit une partie ; seule l’agence détient le tout.
- Le dossier du mandat, pour l’agence : identité des vendeurs, titre de propriété, diagnostics, données de copropriété. Il sert à faire signer les bonnes personnes, à publier une annonce conforme et à préparer l’avis de valeur remis au vendeur.
- Le dossier de visite, pour l’acquéreur : les pièces dues dès la visite et celles qui éclairent une offre.
- Le dossier du notaire, pour la promesse et l’acte, dont une partie que l’étude obtient elle-même.
Le dossier de vente d’une agence immobilière dépend de cinq fournisseurs : le vendeur, le syndic de copropriété, le diagnostiqueur, la commune pour l’assainissement et l’urbanisme, et le notaire.
Quels documents pour vendre une maison ?
Pour vendre une maison, le vendeur fournit ses pièces d’identité et d’état civil, le titre de propriété, le dernier avis de taxe foncière, le dossier de diagnostic technique, les autorisations et factures des travaux et, si la construction a moins de dix ans, les attestations d’assurance construction. Voici ces documents de vente immobilière, dans l’ordre où l’agent les réclame.
- L’identité et l’état civil de chaque vendeur : pièce d’identité, contrat de mariage ou de PACS, jugement de divorce, attestation de propriété après un décès, statuts d’une société. Ces pièces disent qui doit signer et servent à identifier votre client (article L. 561-5 du code monétaire et financier), au titre de vos obligations de vigilance Tracfin.
- Le titre de propriété : acte d’achat, de donation ou de partage.
- Le dernier avis de taxe foncière. La taxe est établie pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier (article 1415 du code général des impôts) ; un partage au prorata relève d’une clause de l’acte.
- Le dossier de diagnostic technique, détaillé plus bas.
- Le contrôle de l’assainissement non collectif, si la maison n’est pas raccordée : moins de trois ans à l’acte, sinon sa réalisation incombe au vendeur (article L. 1331-11-1 du code de la santé publique) ; en cas de non-conformité, l’acquéreur fait les travaux dans l’année qui suit l’acte (article L. 271-4).
- Les autorisations d’urbanisme des travaux : permis de construire ou déclaration préalable d’une extension, d’une véranda ou d’une piscine, avec la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.
- Les factures et attestations d’assurance construction des travaux de moins de dix ans : l’acte qui transfère la propriété avant la fin du délai de dix ans de l’article 1792-4-1 du code civil mentionne l’existence ou l’absence d’assurance, attestation annexée (article L. 243-2 du code des assurances).
- Le carnet d’information du logement, pour une construction ou une rénovation ayant une incidence significative sur la performance énergétique : permis ou déclaration préalable déposé depuis le 1er janvier 2023 ou, pour des travaux dispensés d’autorisation, devis accepté ou, sans devis, travaux commencés depuis cette date (articles L. 126-35-2 et L. 126-35-4 du CCH) ; l’acquéreur atteste dans l’acte l’avoir reçu (article L. 126-35-10).
- Les documents du lotissement et les contrats attachés au bien : cahier des charges, statuts de l’association syndicale, bail si la maison est louée.
Quels documents fournir pour vendre un appartement en copropriété ?
Pour vendre un appartement en copropriété, ajoutez aux pièces d’une maison les documents de l’article L. 721-2 du CCH, remis à l’acquéreur au plus tard à la signature de la promesse, et la superficie privative du lot (article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965).
- L’organisation de l’immeuble : fiche synthétique, règlement de copropriété et état descriptif de division, procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années, sauf ceux que le vendeur n’a pas pu obtenir du syndic.
- Les informations financières : charges payées par le vendeur au titre des deux exercices précédant la vente, sommes susceptibles d’être dues au syndicat par l’acquéreur, impayés de charges et dette envers les fournisseurs, quote-part du fonds de travaux attachée au lot.
- Les autres pièces : carnet d’entretien, notice sur les droits et obligations des copropriétaires, conclusions du diagnostic technique global s’il existe, plan pluriannuel de travaux adopté ou son projet.
Un acquéreur déjà copropriétaire est dispensé d’une partie de ces documents, la vente d’une cave ou d’un parking obéit à des règles allégées, et la remise peut être dématérialisée si l’acquéreur l’accepte expressément.
La superficie privative, dite « loi Carrez », figure dans la promesse et l’acte, hors caves, garages, stationnements et lots sous le seuil fixé par décret. Si elle manque, l’acquéreur peut agir en nullité au plus tard un mois après l’acte authentique, et un acte qui la mentionne éteint l’action fondée sur son absence dans la promesse ; si la superficie réelle est inférieure de plus d’un vingtième, il peut obtenir, dans l’année qui suit l’acte, une diminution proportionnelle du prix.
Avant l’acte, le syndic adresse au notaire, à sa demande ou à celle du vendeur, un état daté en trois parties : sommes dues par le vendeur au syndicat, par le syndicat au vendeur, et sommes qui incomberont à l’acquéreur (article 5 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967).
La sanction tient à l’article L. 721-3 : si les documents exigibles sur l’organisation de l’immeuble ou les informations financières manquent à la promesse, le délai de rétractation de dix jours ne court qu’à compter du lendemain de leur communication. L’annonce, elle, indique le statut de copropriété, le nombre de lots, la quote-part annuelle moyenne du budget prévisionnel et les procédures visant le syndicat (article L. 721-1), comme le rappelle notre liste des mentions d’une annonce de lot en copropriété.
Quels sont les diagnostics obligatoires pour vendre une maison ou un appartement en 2026 ?
Les diagnostics obligatoires pour vendre une maison ou un appartement sont les douze rubriques du dossier de diagnostic technique de l’article L. 271-4 du CCH, chacune due seulement si le bien remplit sa condition. Fourni par le vendeur, le dossier de diagnostic technique d’une vente de maison comme d’un appartement est annexé à la promesse ou, à défaut, à l’acte.
| Rubrique | Quand elle s’impose | Validité | Code |
|---|---|---|---|
| 1. Plomb | Logement construit avant le 1er janvier 1949 | Moins d’un an, sauf constat sans plomb ou sous les seuils | Santé publique, L. 1334-6 |
| 2. Amiante | Permis de construire délivré avant le 1er juillet 1997 | Non fixée par D. 271-5 | Santé publique, L. 1334-13 |
| 3. Termites | Zone délimitée par arrêté préfectoral | Moins de six mois | CCH, L. 126-24 |
| 4. Gaz | Installation de plus de quinze ans | Moins de trois ans | CCH, L. 134-9 |
| 5. État des risques | Zone de risques listée par la loi | Moins de six mois à la première visite, actualisé à la promesse et à l’acte si besoin | Environnement, L. 125-5 et R. 125-25 |
| 6. DPE et audit | DPE sauf dispense ; audit, en métropole, pour une maison ou un immeuble hors copropriété classé E, F ou G | Dix ans ; audit : cinq ans | CCH, L. 126-26 et L. 126-28-1 |
| 7. Électricité | Installation de plus de quinze ans | Moins de trois ans | CCH, L. 134-7 |
| 8. Assainissement non collectif | Maison non raccordée au réseau public | Moins de trois ans à l’acte | Santé publique, L. 1331-11-1 |
| 9. Mérule | Zone de risque de mérule | Non fixée par D. 271-5 | CCH, L. 131-3 |
| 10. Bruit des aérodromes | Zone d’un plan d’exposition au bruit | Non fixée par D. 271-5 | Urbanisme, L. 112-11 |
| 11. Chauffage au bois | Appareil de chauffage au bois dans le périmètre d’un plan de protection de l’atmosphère | Non fixée par D. 271-5 | Environnement, L. 222-4 |
| 12. Arrêtés de sécurité et de salubrité | S’il en existe | Sans objet | CCH, livre V, titre Ier |
Les durées de l’article D. 271-5 se comptent à la date de la promesse ou de l’acte : un diagnostic périmé entre les deux est remplacé par un nouveau document annexé à l’acte (article L. 271-5). Aucun DPE établi avant le 1er juillet 2021 n’est encore valable (article D. 126-19) ; pour un DPE établi entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025, vérifiez si l’attestation du nouveau calcul du DPE change la classe à afficher.
Le DPE n’est pas exigé pour un bâtiment indépendant de moins de 50 m² de surface de plancher (article R. 126-15). L’audit énergétique ne concerne pas un lot de copropriété. En métropole, pour une maison ou un immeuble de plusieurs logements hors copropriété, il vise les classes F et G depuis le 1er avril 2023, la classe E depuis le 1er janvier 2025 et la classe D à partir du 1er janvier 2034 (article 3 du décret n° 2022-780 du 4 mai 2022, modifié) ; l’outre-mer suit un calendrier propre (article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021). Il se remet dès la première visite, y compris par voie électronique (article L. 271-4), et vaut cinq ans (article 2 du même décret).
Si le constat plomb, l’état amiante, termites, gaz ou électricité, ou le contrôle d’assainissement manque ou est périmé le jour de l’acte, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante. Sans état des risques, ou sans les arrêtés de sécurité et de salubrité qui visent le bien, l’acquéreur peut poursuivre la résolution de la vente ou demander au juge une diminution du prix (article L. 271-4, II) ; remis après la promesse, cet état retarde aussi le délai de rétractation (article L. 125-5 du code de l’environnement).
Quels documents fournir au notaire pour vendre une maison ?
Le notaire attend du vendeur son identité et son état civil, le titre de propriété, le dossier de diagnostic technique, les pièces d’urbanisme, celles de la copropriété pour un appartement, et l’information sur un prêt en cours ; il se charge lui-même de l’état des inscriptions sur le bien, des renseignements d’urbanisme, de la déclaration d’intention d’aliéner et, pour un lot de copropriété, de l’état daté.
- L’état des inscriptions, demandé au service de la publicité foncière, révèle les hypothèques à lever ; donnez le nom du prêteur si un prêt garanti par le bien court encore.
- La déclaration d’intention d’aliéner. Quand un droit de préemption s’applique, la vente est subordonnée, à peine de nullité, à une déclaration du propriétaire à la mairie indiquant le prix et les conditions ; deux mois de silence valent renonciation, délai suspendu si le titulaire du droit demande des pièces ou la visite du bien (article L. 213-2 du code de l’urbanisme). En pratique, le notaire la prépare.
L’acquéreur non professionnel d’un logement dispose de dix jours pour se rétracter, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre qui lui notifie la promesse, ou du lendemain de sa remise directe par le professionnel mandaté, remise qui doit être attestée (article L. 271-1 du CCH). Avant la signature, une IA qui relit le compromis et ses annexes aide à repérer une pièce absente.
Le questionnaire vendeur du notaire
Le questionnaire vendeur est le formulaire que l’étude adresse au vendeur pour préparer la promesse : régime matrimonial, travaux, sinistres, litiges, locations, servitudes, prêts. Aucun des textes cités ici n’en fixe le modèle. Le remplir avec soin protège le vendeur, tenu d’informer l’autre partie d’une information déterminante qu’elle ignore légitimement (article 1112-1 du code civil). L’agent l’aide à partir du dossier du mandat, sinistres de catastrophe naturelle ou technologique compris, que l’état des risques mentionne aussi (article L. 125-5, IV, du code de l’environnement).
Que remettre à l’acquéreur dans le dossier de visite d’une vente immobilière ?
Le dossier de visite d’une vente immobilière contient l’état des risques, dû dès la première visite, l’audit énergétique d’une maison ou d’un immeuble hors copropriété classé E, F ou G, et les informations utiles à une offre : DPE, plan, superficie, charges de copropriété, montant de la taxe foncière. L’agence le remet au nom du vendeur.
- L’état des risques, établi depuis moins de six mois (article R. 125-25 du code de l’environnement), remis lors de la première visite (article L. 125-5).
- L’audit énergétique, lors de la même visite, par tout moyen.
- Le DPE, dont les classes figurent déjà dans l’annonce (article L. 126-33 du CCH).
- Pour un lot de copropriété, les informations de l’annonce et, sur demande, les derniers procès-verbaux d’assemblée.
Pièces d’identité, titre complet, avis d’imposition et jugement de divorce restent hors du dossier de visite : l’acquéreur n’en a pas besoin pour faire une offre, et le principe de minimisation limite les données traitées au nécessaire (article 5 du règlement (UE) 2016/679). Pour un partage en ligne, créez un dossier distinct, selon les bonnes pratiques RGPD de l’agence immobilière.
Le visiteur signe à l’entrée le bon de visite de l’agence ; après la visite, le vendeur reçoit le compte rendu de visite rédigé par l’agent.
Quelle check-list suivre pour vendre une maison ?
Une check-list de vente de maison suit six étapes, du mandat à l’acte, et donne à chaque pièce un fournisseur et une échéance ; les pièces du syndic ne concernent que l’appartement en copropriété.
- Au mandat : identité, état civil, titre et taxe foncière (vendeur), commande des diagnostics (diagnostiqueur), documents de copropriété (syndic). Signé hors établissement, le mandat laisse au vendeur quatorze jours de rétractation (article L. 221-18 du code de la consommation) : voyez la rétractation du mandat immobilier.
- Avant l’annonce : classes énergie et climat du DPE et estimation des dépenses théoriques d’énergie (diagnostiqueur), mention du site Géorisques si un état des risques est dû (agence), informations de copropriété de l’article L. 721-1, procédures visant le syndicat comprises (syndic).
- Avant la première visite : état des risques (diagnostiqueur ou vendeur), audit énergétique s’il est dû (auditeur), dossier de visite (agence).
- À l’offre : l’offre d’achat et sa date limite (acquéreur), réponse du vendeur (agence), choix des notaires (parties).
- Avant la promesse : dossier de diagnostic technique complet (diagnostiqueur), contrôle de l’assainissement non collectif si la maison n’est pas raccordée (commune), pièces de copropriété de l’article L. 721-2 et superficie privative (syndic, diagnostiqueur), autorisations et assurances (vendeur), questionnaire vendeur (vendeur, avec l’agent).
- Avant l’acte : diagnostics périmés remplacés (diagnostiqueur), état des risques actualisé s’il le faut (vendeur), état daté pour un lot de copropriété (syndic), déclaration d’intention d’aliéner et état des inscriptions (notaire), carnet d’information du logement s’il est dû (vendeur).
La première étape se joue pendant l’entretien de prise de mandat chez le vendeur. Monter le dossier au mandat ou au compromis change cinq choses :
| Critère | Dossier complet dès le mandat | Dossier réuni au compromis |
|---|---|---|
| Annonce conforme | Classes du DPE, dépenses d’énergie et données de copropriété connues avant publication | Annonce publiée sans elles, puis corrigée |
| État des risques en visite | Remis dès la première visite | Absent si les visites précèdent sa commande |
| Délai de rétractation | Court dès la notification de la promesse | Retardé tant que manquent l’organisation de l’immeuble ou les informations financières de la copropriété |
| Négociation du prix | Défauts connus avant l’offre | Diagnostic découvert après l’offre, renégociation possible |
| Garantie des vices cachés | Diagnostics connus tôt ; termites à refaire si la promesse ou l’acte intervient plus de six mois après le constat | Diagnostics récents à l’acte, s’ils arrivent à temps |
Un dossier incomplet peut coûter la commission : aucune rémunération n’est due avant que la vente soit effectivement conclue et constatée dans un seul acte écrit (article 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970), pour des honoraires moyens de 12 463 € par transaction en 2022 (avis n° 23-A-07 de l’Autorité de la concurrence).
À quoi ressemble un exemple de dossier de vente immobilier ?
Un exemple de dossier de vente immobilier bien tenu compte sept sous-dossiers numérotés, une règle de nommage et une page de garde qui date chaque pièce. Voici celui de l’Agence Vantelle pour son trois-pièces : 01 Vendeur (identité, titre et mandat, réservés à l’agence), 02 Bien, 03 Diagnostics, 04 Copropriété, 05 Visite (les seules pièces remises aux acquéreurs), 06 Offres, 07 Notaire.
Chaque fichier porte sa date, sa nature et le bien : « 2024-02-12_DPE_T3-Tilleuls.pdf ». La page de garde ouvre le dossier :
| Pièce | Fournisseur | Datée du | Échéance à surveiller | Statut |
|---|---|---|---|---|
| DPE | Diagnostiqueur | 12 février 2024 | Valable dix ans ; attestation du nouveau calcul à vérifier | Classes reportées dans l’annonce |
| État des risques | Diagnostiqueur | 6 juillet 2026 | Six mois pour la première visite, puis actualisation si besoin | Copié dans 05 Visite |
| Gaz et électricité | Diagnostiqueur | 18 juin 2026 | Valables trois ans | Deux anomalies électriques notées |
| Superficie privative | Diagnostiqueur | 18 juin 2026 | Tant que le lot n’est pas modifié | Identique à l’annonce |
| Procès-verbal de 2024 | Syndic | Non reçu | Avant la promesse | Relancé le 15 juillet 2026 |
La pochette papier emportée en visite reprend la page de garde et le sous-dossier 05 ; en ligne, les droits suivent les sous-dossiers : 05 pour les acquéreurs qui ont visité, 07 pour les deux études, 01 pour l’agence seule.
Que peut préparer un agent IA dans le dossier de vente ?
Un agent IA relié au logiciel de l’agence et aux boîtes mail peut préparer les relances de pièces manquantes, lire les diagnostics reçus, comparer le dossier à l’annonce et assembler le dossier de visite ; le négociateur valide chaque envoi (voir notre définition de l’agent IA immobilier).
- Relancer. L’agent compare la page de garde à la check-list et rédige en brouillon le courriel au vendeur ou au syndic. Au téléphone, l’article L. 223-1 du code de la consommation exigera à partir du 11 août 2026 le consentement préalable du consommateur démarché, sauf appel passé dans le cadre de l’exécution d’un contrat en cours et en rapport avec son objet : voyez les appels au vendeur permis pendant le mandat.
- Lire. À chaque rapport reçu, l’agent relève les classes du DPE, les anomalies, la présence d’amiante et les dates de fin de validité ; dans le dashboard que nous construisons, l’Agent Dossiers en sort une synthèse avec les points sensibles.
Il ne juge pas la conformité juridique du dossier, qui relève du notaire. Ce travail prend place dans le dashboard qui automatise, construit sur devis, audit inclus, selon ce que votre éditeur ouvre en lecture : voyez comment relier l’IA à un CRM comme Apimo, Hektor ou Modelo.
Questions fréquentes
Qui constitue le dossier de vente : le vendeur, l’agent ou le notaire ?
Combien de temps les diagnostics immobiliers restent-ils valables ?
Peut-on signer le mandat de vente sans les diagnostics ?
Faut-il remettre le titre de propriété à l’acquéreur ?
Le pré-état daté est-il obligatoire ?
Que se passe-t-il si un document manque à la promesse de vente ?
- Vente et diagnostics, CCH : L. 271-1 · L. 271-4, en vigueur depuis le 11 avril 2024 · L. 271-5 · D. 271-5
- DPE et audit, CCH : L. 126-26 · L. 126-28-1 · L. 126-33 · R. 126-15 · D. 126-19 ; décret n° 2022-780 du 4 mai 2022, modifié par le décret n° 2022-1143 du 9 août 2022 ; loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, article 158 ; arrêté du 13 août 2025 (attestation de nouvelle étiquette)
- Renvois de l’article L. 271-4, I : code de la santé publique, L. 1334-13 (amiante) · CCH, L. 126-24 (termites) · CCH, L. 131-3 (mérule) · code de l’urbanisme, L. 112-11 (bruit des aérodromes) · code de l’environnement, L. 222-4 (plans de protection de l’atmosphère)
- Gaz, électricité et carnet d’information du logement, CCH : L. 134-7 · L. 134-9 · L. 126-35-2 à L. 126-35-11
- Plomb et assainissement, code de la santé publique : L. 1334-5 et L. 1334-6 · L. 1331-11-1
- État des risques, code de l’environnement : L. 125-5 · R. 125-25
- Copropriété : CCH, L. 721-1 · L. 721-2 · L. 721-3 · loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 46 · décret n° 67-223 du 17 mars 1967, article 5
- Assurance et préemption : code des assurances, L. 243-2 · code de l’urbanisme, L. 213-2
- Information et fiscalité : code civil, article 1112-1 · code général des impôts, article 1415
- Vigilance et données : code monétaire et financier, L. 561-5 · règlement (UE) 2016/679, article 5
- Démarchage et rétractation, code de la consommation : L. 221-18 · L. 223-1 ; loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, article 13 ; décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026
- Service-public.fr, fiche F10798 (diagnostics de la vente), vérifiée le 7 mars 2025
- Honoraires : loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, article 6 · Autorité de la concurrence, avis n° 23-A-07 du 2 juin 2023

